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- Août 1994 : L’entreprise Andros est à l’initiative d’une mobilisation des entreprises du bassin d’activité de Biars-sur-Cère. Les entreprises adressent officiellement une demande de création d’accès à l’autoroute A20 par le nord aux élus des conseils généraux du Lot et de la Corrèze, ainsi qu’aux services décentralisés de l’Etat et aux Ministères concernés. - 2005 : après 10 ans de tergiversations, d’erreurs administratives, d’oppositions en tous genres, le projet dans sa version souhaitée par les entreprises biarnaises est enterré. - Mai 2008 : courrier émanant de la sous-préfecture de Brive rappelant les nuisances induites par le passage des camions dans la commune de Nespouls, qui prononce l’interdiction de sa traversée par les camions. Réunion de concertation à Brive le 27 mai 2008. - 26 septembre 2008 : mobilisation massive (industriel et transporteurs suivis par le grand public). - 09 juillet 2009 : première réunion de concertation organisée par les pouvoirs publics.
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La zone géographique du nord du Lot et du sud de la Corrèze est située dans les vallées de la Cère, de la Dordogne et de la Bave. Elle est délimitée au sud par le causse, qui établit une véritable frontière géographique avec les deux autres de bassin de vie du Lot, que sont les agglomérations de Cahors et de Figeac. Ce territoire est essentiellement rural ; cependant, du fait du hasard et de l’histoire, un tissu industriel important est né et s’est développé dans cette région : - la ville de Biars a longtemps porté le titre de « capitale européenne de la confiture » du fait de l’implantation de Boin et d’Andros ; - la Mecanic Vallée, association de 210 entreprises allant de Rodez à Tulle, compte parmi ses membres plusieurs entreprises des secteurs de Saint-Céré – Biars – Beaulieu ; - d’autres entreprises à vocation industrielle prospèrent de façon indépendante dans cette région depuis plusieurs générations. Cet ensemble industriel a permis la création dans son sillage d’autres activités de sous-traitance ou de services qui font qu’aujourd’hui le bassin d’emploi du nord du Lot et du sud de la Corrèze est quasiment en situation de plein emploi (entre 4 et 5% de chômage frictionnel). Toutefois, tout le bassin reste très mal desservi par le réseau routier. Ce qui n’est pas sans poser de réels problèmes et contraintes à ses habitants, ses entreprises (industriels, transporteurs, artisans, commerçants, …), ses services sanitaires, ses collectivités, etc. Par manque d’accessibilité, le développement de l’activité économique se voit de plus en plus freiné. Avec un risque de désertification du bassin à terme. La Dépêche du Midi du 18 septembre 2008 titrait « Andros va-t-il quitter le Lot ? ». Une question à prendre au sérieux, ainsi que toutes les conséquences qui peuvent en découler. Que ce soit pour le nord du Lot, ou pour tout le sud-corrézien dont l’activité y est également très liée.
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LEGITIMITE APPORTEE PAR LE CADRE LEGAL |
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La loi du 4 février 1995 prévoyait qu’en 2015 aucune partie du territoire ne devait être à moins de 50 kilomètres ou 45 minutes d’une entrée d’autoroute. Ce critère a été abandonné en 1999 lorsque l’on s’est aperçu que l’objectif signifiait que l’on considérait comme désenclavé un territoire situé à 48 kilomètres d’une autoroute, même si les conditions de circulation pouvaient nécessiter de faire durer plus d’une heure le trajet pour s’y rendre ou même si l’état de la route secondaire ne permettait pas d’accueillir certains types de véhicules tels que les poids lourds, qui sont pourtant gages de désenclavement économique. Selon un rapport d’information fait au Sénat en 2008, la nouvelle politique devrait être fondée sur un critère objectif mesurable qui existe d’ailleurs déjà aujourd’hui : il s’agit de l’accessibilité des territoires. Et malgré les réflexions en cours sur des solutions alternatives, décidées en ce sens lors du Grenelle de l’environnement, la route reste le seul mode de transport universel, c’est-à-dire capable par son accessibilité et sa souplesse d’utilisation d’assurer un désenclavement effectif de tous les territoires. Cette remarque vaut aussi pour le transport de marchandises. Il est donc essentiel que des stratégies locales soient mises en place afin que l’équipement constitue une réelle chance pour le développement plutôt qu’un risque de « déménagement » du territoire. Notre bassin se trouve exactement dans la situation décrite dans le rapport précité : « Certaines zones situées en périphérie de certaines régions ou de certains départements sont souvent mal désenclavées et leurs difficultés s’aggravent fortement lorsque le territoire voisin, situé de l’autre côté de la frontière administrative de la région ou du département, est lui aussi dans la même situation par rapport à son propre chef-lieu. En quelque sorte victime de la vision de chacune des collectivités auxquelles ils appartiennent, qui centrent leur vision sur leurs propres chefs-lieux, ces « territoires orphelins » se trouvent souvent dans des situations d’enclavement particulièrement aiguës. » Notre souhait est que notre région puisse devenir un pôle de d’attractivité et de rayonnement sous réserve que tous leurs acteurs, aptes à décider, travaillent effectivement en réseau sur la base d’orientations stratégiques communes. Ainsi peut être construit un véritable réseau stratégique sur l’ensemble du territoire.
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Un accès direct à l'agglomération briviste |
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Une logique pratique, écologique et économique qui favorise le fuseau Nord. |
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